Dans son allocution sur le 60 ème anniversaire d’indépendance de la RDC, le président de la République s’est exprimé au sujet des réformes de la justice au pays.

Pour le chef de l’État, les réformes dans ce secteur ne doivent pas être “dictées dans le souci de s’assurer une protection d’une personne ou d’un groupe de personnes, mais plutôt par le souci d’apporter plus d’efficacité et d’efficience au fonctionnement de la justice”.

“En considération de ces éléments, je n’accepterai sous aucun prétexte des réformes dans ce secteur qui, par leur nature et contenu, viendraient porter atteinte à des principes fondamentaux régissant la justice tels que prévus dans notre Constitution, notamment l’indépendance du pouvoir judiciaire du pouvoir législatif et du pouvoir exécutif, le pouvoir régalien de nomination des magistrats, la gestion du pouvoir judiciaire confiée au Conseil supérieur de la Magistrature et bien d’autres”, a-t-il déclaré ce lundi 29 juin 2020.

Il a par ailleurs rappelé que la justice élève une nation.

“Elle est pour un Etat de droit ce que le sang est pour le corps humain”, souligne le président de la République.

Tout en reconnaissant les avancées sur l’ indépendance de la justice au prix de sacrifices extrêmes, “elles ne peuvent être annihilées par des manœuvres d’arrière-garde qui s’observent chez certains de vouloir légiférer pour déposséder le Conseil Supérieur de la Magistrature du pouvoir judiciaire qu’il détient pourtant par la Constitution”, rassure le président de la République.

Rappelons que trois propositions des lois sur les réformes de la justice initiées par deux députés nationaux du Front Commun pour le Congo (FCC) ont suscité des manifestations de colère mardi 23 et mercredi 24 juin à Kinshasa et dans d’autres villes du pays.

Les mouvements citoyens et les organisations de la société civile ont exigé son retrait au niveau de l’Assemblée nationale.

Jonathan K.