Le député national Iracan Gratian de Saint-Nicolas s’est indigné et attristé contre une nouvelle attaque dans le territoire de Djugu en Ituri dans l’est de la République Démocratique du Congo qui a coûté la vie à 11 personnes dont l’administrateur assistant Liza Mateso.

Il alerte que le peuple iturien “est en voie de disparaitre si rien n’est fait”, tout en livrant un bilan de plus de 2000 morts pour l’année 2020.

“Ce triste cas s’ajoute à plusieurs autres massacres signalés à travers les 5 territoires de l’Ituri et Bunia. Il est étonnant de constater que les assassinats sont devenus monnaie courante sans que les autorités provinciales que nationales en fassent une priorité”, a-t-il écrit dans un communiqué transmis ce dimanche 05 juillet 2020 à Africa243.

L’élu de Bunia a donné un
ultimatum de 30 jours aux institutions de la République pour mettre fin aux tueries et remettre l’ordre dans l’Ituri.

“Au cas contraire, nous en tirerons toutes les conséquences des actions à venir”, a-t-il menacé.

Tout en rappelant l’article 63 de la constitution qui dit que “tout Congolais a le droit et le devoir de défendre le pays et l’intégrité territoriale face a une menacé ou un une agression”, le député national fait savoir que le peuple iturien n’a d’autres choix que d’appliquer cette disposition légale.

L’élu de l’opposition a rappelé que les passages du président de la République Félix Tshisekedi et de Jeanine Mabunda, présidente de l’Assemblée nationale en Ituri sans pour autant donner “solution aux problèmes”, des populations.

Une délégation des anciens chefs rebelles dont Germain Katanga séjournent à Bunia depuis vendredi avec comme mission : sensibiliser pour le retour de la paix.

Jonathan K.