Dans sa communication au cours de la 45ème réunion du conseil des ministres par vidéo-conférence ce vendredi 21 août, Chef de l’Etat Félix Antoine Tshisekedi a d’abord informé les membres du gouvernement des intimidations, correspondances haineuses et menaces de mort contre le docteur denis Mukwefe, prix Nobel de la paix 2018, cela après son plaidoyer en faveur de la paix dans l’Est de la République Démocratique du Congo.

Denis Mukwege avait proposé la création d’un tribunal pénal international pour la RDC afin de juger les graves crimes qui y sont commis contre la population civile.

“Le Président de la République rappelle que l’appel à la prise de conscience sur la violence dans l’Est de la RDC est un soutien à la sécurité de tous les Congolais”, renseigne le porte parole du gouvernement Jolino Makelele

Félix Antoine Tshisekedi a par ailleurs engagé le gouvernement et, particulièrement les Ministres ayant l’Intérieur et la sécurité ainsi que la Justice dans leurs attributions de prendre toutes les mesures qui s’imposent pour assurer la sécurité du docteur MUKWEGE et l’ouverture des enquêtes sur ces faits.

C’est depuis son tweet du dimanche 26 juillet 2020 dénonçant le récent massacre survenu à Kipupu en territoire de Mwenga au Sud Kivu en RDC, que le docteur Denis Mukwege reçois diverses correspondances haineuses et des membres de ma famille ont été intimidés et menacés de mort.

“Aucune malversation intellectuelle, aucune menace, aucune utilisation de la peur, ne m’empêchera de m’exprimer sur la réalité des atrocités que vivent les populations de mon pays et dont je soigne les séquelles tous les jours dans mon hôpital à Bukavu”, avait déclaré Mukwege dans un communiqué de l’AFP(agence France presse).

Le prix Nobel de la paix 2018, surnommé “l’homme qui répare les femmes”, soigne depuis près de 20 ans des femmes violées et mutilés, ainsi que des enfants victimes de violence sexuelle, dans les zones de conflit en République Démocratique du Congo.

Depuis 1999, le docteur denis Mukwege et son équipe ont pris en charge plus de 54 000 femmes et enfants dans son hôpital de Panzi dans la province du Sud Kivu.

Le gynécologique
denis Mukwege consacre désormais une bonne partie de son temps à sensibiliser l’opinion publique à la question des violences sexuelles. il insiste également depuis un temps, sur la nécessité pour les victimes de pouvoir revendiquer leurs droits.

Marien NLEMVO