Cette polémique autour des rémunérations des membres des institutions ne décolère pas outre mesure! Depuis la lettre du premier ministre sur la demande d’augmentation des émoluments des députés nationaux, en passant par les révélations du traitement des membres du cabinet du chef de l’État, c’est tout le reste de la société qui se sent indigné face à une injustice sociale criante, sur fond de crise sanitaire et économique !

C’est le cas de le dire, la présidence de la république avec ces 200 conseillers et son personnel d’appoint pléthorique, passe pour une insitution budgetivore dans un environnement où les membres des institutions de certaines provinces vivent dans la précarité faute de rétrocession et où les medecins, infirmiers et autres personnels de l’équipe de riposte accusent des mois d’arriérés de rémunération !

Dans cet environnement d’écart sociale, les professeurs de l’Université de kinshasa ne veulent pas jouer les figurants, eux aussi à leur tour grondent.
Devant le perron du bâtiment administratif de cette alma mater, ils exigent du gouvernement:

  • 5000 $ de rémunération pour un professeur associé et en respectant la tension salariale déclinée sur les autres membres du corps académique, scientifique technique et ouvrier.
  • la publication de tous les barèmes de toutes les couches socio-professionelles, de la présidence de la République au parlement des cours et tribunaux et du gouvernement en allant des secrétaires généraux aux huissiers.
  • la suppression de l’IPR (Impôt Professionnel sur la rémunération) vu la modicité de la paie ainsi que la prise en charge médicale de ces derniers mais également de leurs collaborateurs par le gouvernement.
  • Dans ce communiqué, les professeurs exigent illico, la mecanisation des nouveaux docteurs à thèse, chef de travaux et assistant ainsi que les autres personnels.
    « fatigué par les discours démagogique et fort du constat qu’il y’a dans ce pays une catégorie qui a tout à gagner et une autre qui a tout à perdre les professeurs de l’Université de kinshasa conditionnent toute reprise des activités par la satisfaction des revendications antérieures et actuelles ci-haut énumérées… »

C’est dire qu’au moment ou l’exécutif national n’avait que le «ralentissement du train de vie des institutions» à la bouche, les dernières révélations sur les dépenses de rémunération fait perdre confiance et patience aux autres couches sociales.

Thierry BWONGO.