Selon les informations fournies par afrik.com, le Sénégal a annoncé lui aussi qu’il continuait de traiter ses malades de Covid-19 avec l’hydroxychloroquine.

« Le traitement avec l’hydroxychloroquine va continuer au Sénégal. L’équipe du professeur Seydi maintient son protocole thérapeutique », a indiqué le Dr Abdoulaye Bousso, Directeur du Centre des Opérations d’Urgence Sanitaire (COUS) du ministère sénégalais de la Santé et de l’Action sociale, par ailleurs expert en gestion des urgences et catastrophes sanitaires. Qui connaît Docteur Bousso, sait qu’il n’est pas en terrain inconnu.

Cet expert auprès l’OMS pour Règlement Sanitaire International et pour le développement des centres d’opération d’urgence de santé publique, est diplômé en médecine, en gestion des catastrophes, en chirurgie orthopédique et traumatologique, et en gestion et finances publiques. Le Dr Bousso est également un humanitaire, membre de Médecins Sans Frontières France et a eu à exercer sur différents théâtre d’opération : Nigeria, Côte d’Ivoire et Haïti.

Pour sa part, le Professeur Moussa Seydi, chef du service des maladies infectieuses, interpellé par L’Observateur sur les conclusions de The Lancet, qui attribue une dangerosité à l’utilisation de l’hydroxychloroquine chez les personnes atteintes de Covid-19, est formel : « Depuis que nous avons commencé le traitement, aucun cas de décès n’est lié à l’hydroxychloroquine au Sénégal ». Et de confirmer que le Sénégal, qui a obtenu des résultats satisfaisants de l’usage de l’hydroxychloroquine, va poursuivre son protocole.

Ces sorties interviennent après celles du Maroc et de l’Algérie qui ont aussi décidé de poursuivre le traitement de leurs patients atteints de Coronavirus en suivant le Protocole Raoult qui préconise l’usage de l’hydroxychloroquine. Au Sénégal, 39 personnes sont décédées du Covid-19, contre 202 au Maroc et 623 en Algérie.