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RDC: Lancement de la campagne électorale dans un contexte de violations persistantes des droits humains (Amnesty international)

RDC: Lancement de la campagne électorale dans un contexte de violations persistantes des droits humains (Amnesty international)

La campagne électorale va se dérouler dans un environnement politique hostile qui laisse peu de place aux citoyens pour exercer leurs droits humains librement et en sécurité, a déclaré Amnesty International à la veille du lancement de la campagne le 21 novembre, pour ces élections longtemps attendues en République démocratique du Congo (RDC).

« Le gouvernement maintient une interdiction totale des manifestations autres que celles organisées par des acteurs politiques proches du président sortant Joseph Kabila. Les opposants et ceux qui réclament des améliorations au niveau de la sécurité et des services sont en butte aux menaces, aux actes d’intimidation et de harcèlement, aux arrestations et aux dispersions violentes qui se traduisent souvent par des morts et des blessés. » ajoute cette organisation

« La détermination des autorités à réduire au silence la dissidence est évidente : elles étouffent systématiquement toute forme de critique ou de revendication publique, qu’elle touche à la situation difficile du pays en termes de sécurité, aux revendications sociales ou au processus électoral en cours. » déclare Joan Nyanyuki, directrice régionale pour Afrique de l’Est, la Corne de l’Afrique et les Grands Lacs à Amnesty International

Le 15 novembre, deux étudiants de l’Université de Kinshasa sont morts, tués par les tirs de la police, qui a utilisé de manière « illégale » la force létale sur le campus pour disperser les étudiants manifestant pacifiquement contre la grève de leurs professeurs.

Les policiers qui ont fait feu ont été arrêtés et inculpés, mais leurs supérieurs au sein de la chaîne de commandement doivent encore rendre des comptes pour avoir déployé des policiers armés sur un campus universitaire.

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Au mois d’août, cinq personnes ont été tuées à Lubumbashi alors qu’elles étaient descendues dans les rues pour protester contre l’interdiction faite à Moise Katumbi, leader de l’opposition en exil, de revenir au pays pour se présenter comme candidat à l’élection présidentielle, note Amnesty International

Daisy Osborn Lonkoy

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