Pénurie de carburant : Jean-Luc Mélenchon est « solidaire » avec les grévistes et critique « Total qui ne veut pas partager »

Pénurie de carburant : Jean-Luc Mélenchon est « solidaire » avec les grévistes et critique « Total qui ne veut pas partager »

« Notre société ne pourra pas résister avec autant de pauvres et quelques riches qui s’accaparent toutes les richesses », estime le leader de la France insoumise. Les partis de la Nupes appellent à une « grande marche contre la vie chère et l’inaction climatique » dimanche.

L’ancien candidat de La France Insoumise à la présidentielle s’est dit vendredi 14 octobre sur France Bleu dans l’émission Ma France, « solidaire » avec l’action des grévistes dans l’industrie pétrolière, en dépit des « difficultés que l’on peut rencontrer ». « J’ai l’impression que la grève est bien suivie et qu’elle est démocratiquement organisée », réagit Jean-Luc Mélenchon. Selon lui, « ce qui compte c’est l’adhésion des salariés de l’entreprise » à la grève. La CGT de TotalEnergies va poursuivre le mouvement alors que la CFDT et la CFE-CGC, majoritaires, ont annoncé avoir signé ce vendredi à la mi-journée un accord sur les salaires négocié avec la direction de TotalEnergies.

La solidarité consiste à ce que le peuple dise : « Ça suffit ! On veut partager parce que nous voulons pouvoir vivre dignement ».

Sans surprise, Jean-Luc Mélenchon se place du côté des salariés qui réclament « leur part d’un immense magot qui a été absorbé par Total ». L’Insoumis ajoute : « Les grévistes de la centrale ne prennent personne en captivité et ce n’est pas eux qui bloquent le pays, ils bloquent l’entreprise. C’était donc au gouvernement de savoir que le blocage de l’entreprise allait provoquer le blocage du pays et donc d’intervenir à temps ».

Il souligne que « face au chaos organisé par ce gouvernement », lui, il « mettrait de l’ordre », plaidant pour « embaucher des gens […] à des conditions décentes ». Jean-Luc Mélenchon estime qu' »une sorte de convergence peut s’opérer entre l’action des salariés et ce que nous appelons le peuple, c’est-à-dire les retraités, les étudiants, les précaires, les chômeurs ». Eux « doivent » participer à la « marche contre la vie chère » dimanche 16 octobre à Paris, organisée par les partis de gauche. « Il y en aura peut-être d’autres », a ajouté le chef de file de La France Insoumise avant de préciser que cette mobilisation doit « avancer en parallèle avec ce que les salariés décident dans leur entreprise ».